Louis Vuitton x Singer : deux Porsche 911 superbement restaurées dévoilées à Pebble Beach
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Louis Vuitton x Singer : deux Porsche 911 superbement restaurées dévoilées à Pebble Beach

13 Août 2026 4 min de lecture Stéphane SEGURA

Tout est parti d’une horloge de bord. Une simple demande adressée à La Fabrique du Temps, l’atelier horloger de Louis Vuitton en Suisse, pour équiper une Porsche déjà passée entre les mains du préparateur Californien Singer. Un an plus tard, cette demande s’est transformée en deux 911 Type 964 entièrement réimaginées, révélées cette semaine à Pebble Beach pendant la Monterey Car Week.

 

 

Les deux voitures sont construites sur ce fameux châssis de Porsche 964, la base préférée de Singer depuis ses débuts. C’est une vraie base technique signée Singer : carrosserie en fibre de carbone allégée, freins carbone-céramique et boîte manuelle six rapports sont de série sur les deux exemplaires.

 

 

 

Classic

  • Classic (safran) : 4.0L atmo flat-six / boîte manu 6 / propulsion / freins carbone-céramique / carrosserie carbone

 

 

La Classic, en livrée safran, bleu cobalt et jaune, embarque le fameux flat-six 4.0 litres atmosphérique refroidi par air signature Singer, avec aileron arrière à déploiement automatique. Elle a été assemblée dans l’atelier californien de Singer. Côté équipement, une galerie de toit sur mesure accueille malle, surf ou skis, et l’intérieur en cuir naturel façon VVT reprend le motif « malletage » typique de l’intérieur des malles Vuitton jusque sur le compartiment moteur arrière.

 

 

 

Turbo cabriolet

  • Classic Turbo (blanc Calcaire Lutétien, cabriolet) : 3.8L biturbo, refroidissement air-eau / boîte manu 6, modes de conduite / propulsion / freins carbone-céramique / carrosserie carbone

 

 

La Turbo Cabriolet de Nicolas Ghesquière, elle, a été montée dans l’atelier anglais de Singer. Sous le capot arrière : un 3.8 litres biturbo à refroidissement air-eau, boîte manuelle six rapports avec modes de conduite sélectionnables, et l’incontournable aileron « queue de baleine ». Peinture « Calcaire Lutétien » en référence à la pierre parisienne, accents dorés, bois verni façon pont de bateau sur le compartiment à bagages arrière, jusqu’aux pare-chocs en bois, un vrai casse-tête d’ingénierie selon Octave Chany, designer en chef du projet chez Singer.

 

 

 

Une première pour Vuitton et Singer

C’est la première fois que Louis Vuitton crée un produit co-brandé, et la première fois aussi pour Singer. Rob Dickinson, fondateur de Singer, et Mazen Fawaz, directeur de la stratégie, parlent d’une collaboration qui a viré à la « véritable amitié » entre les deux équipes.

 

 

Chaque voiture reste accompagnée de sa garde-robe capsule complète (une vingtaine de pièces par voiture), avec des sacs iconiques réinterprétés : l’Alma, l’Express dont l’intérieur reprend le « malletage » des malles, ou encore le Petite Malle taillé dans un bois qui fait écho aux finitions de la Turbo.

 

 

À noter que ce projet accompagne le retour du Louis Vuitton Dolomites Classic Run en septembre (j’en avais parlé ici), premier rallye historique organisé par la maison depuis 14 ans, dans le sillage de son partenariat avec la F1.

 

 

 

Pourquoi on aime, chez Kambouis

Parce qu’on a rarement vu un atelier de préparation défendre son cahier des charges technique face à une maison de luxe plutôt que de plier devant le brief créatif. Ici, on a une vraie fiche technique qui tient la route, ce sont de vraies Singer, avec tout ce que ça implique comme niveau de performance et de finition.

 

 

Le fait que la Turbo Cabriolet ait nécessité un an de travail rien que pour repenser l’instrumentation, ou que les pare-chocs en bois aient posé un vrai défi d’ingénierie aux équipes anglaises de Singer, ça sent le fabricant qui n’a pas cédé un pouce sur l’intégrité technique de la voiture pour satisfaire un cahier des charges créatif.

 

 

De plus, il y a quelque chose d’assez cohérent, presque logique, dans le fait que ce soit justement Vuitton, pionnier de la malle automobile dès 1897, qui vienne closer la boucle avec l’un des ateliers de restauration les plus obsessionnels du game. On aurait pu avoir un simple exercice de style, on a un dialogue entre deux savoir-faire qui, chacun de son côté, ne transige jamais sur les détails et exige toujours l’excellence pour ses clients.

 

 

 

 

 

 

 

Stéphane SEGURA

Stéphane SEGURA

Web-entrepreneur le jour, Blogueur Automobile & Lifestyle la nuit, je baigne dans le milieu automobile depuis aussi longtemps que je me souvienne. Depuis je cultive cette passion en me rendant régulièrement sur les circuits, les routes de rallye, salons auto, pistes dans le désert … Aujourd'hui, j’ai la chance de pouvoir essayer de nombreux véhicules régulièrement, je vous en parle sur Kambouis.

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