Présentation Skoda Epiq 2026 : que propose l’électrique la moins chère de Skoda ?

Présentation Skoda Epiq 2026 : que propose l’électrique la moins chère de Skoda ?

30 Juin 2026 7 min de lecture Pedro Miguel Silva

En 2026, Skoda continue le développement de sa gamme électrique en doublant sa proposition, ce qui veut dire que deux nouveaux modèles arrivent cette année. Le premier d’entre eux est l’Epiq que nous sommes allés découvrir il y a quelques jours à Zurich. Celui-ci sera le plus petit SUV électrique de la gamme, en plus d’être le moins cher, mais est-ce pour autant une Skoda au rabais ? Réponse en quelques lignes !

 

 

Petit mais costaud

S’il se base sur la plateforme MEB+ (que l’on a découverte récemment avec le Cupra Raval), l’Epiq se montre toutefois plus grand que la citadine espagnole ou que l’ID. Polo. En effet, ce dernier mesure 4m17 de long, pour 1m79 de large et 1m58 de haut, mais laisse paraitre un SUV plus grand que ce qu’il n’est réellement.

Cette impression est due au nouveau langage stylistique Modern Solid préfiguré par le concept Vision 7S il y a 4 ans. L’Epiq est le premier modèle à porter ces lignes plus musclées et minimalistes. J’ignore si vous allez me suivre, mais je trouve qu’il a un air de petit SUV américain. Cette impression me vient lorsque je regarde ses hanches marquées, soulignées par des arches de roues cubiques ou encore ses signatures lumineuses.

 

 

À l’avant, ces dernières sont prises dans un bandeau noir créant à la fois la calandre typique de Skoda et un double étage qui apporte de la stature à la face avant. Discrètement dissimulées, les vraies optiques, à LED et pouvant être matricielles optionnellement, sont placées derrière un vitrage fumé à l’intérieur du cerclage. En revanche, impossible de ne pas penser à Jeep en voyant ces huit aérations sur la partie basse du bouclier. Derrière elles, des clapets actifs s’ouvrent pour refroidir la batterie en cas de besoin tout en améliorant la traînée aérodynamique.

 

 

Le profil, assez lisse, est divisé en deux par des contours de caisse en plastique brut qui viennent intelligemment camoufler l’incrustation du pack batterie placé sous le plancher. Sous les ailes marquées, vous apercevez les jantes allant de 17 à 19″ sur les finitions classiques et jusqu’à 20″ sur la First Edition. Celle-ci est reconnaissable par son bi-ton et ses inserts oranges, que l’on va également retrouver à l’intérieur avec une sellerie claire spécifique aux surpiqûres rouges et ceintures oranges. Si vous aimez les couleurs flashy, c’est la version qu’il vous faut !

 

 

Comme à l’avant, la face arrière se dote de la signature lumineuse en T apparue sur le concept 7S. Les feux sont reliés à l’imposant bouclier par un insert en plastique apportant un esprit baroudeur au SUV. Ce dernier est proposé en 6 couleurs : rouge, vert pastel, beige et les classiques gris, noir, blanc.

 

 

 

Tout d’un grand

Je vous ai déjà rapidement parlé de l’habitacle haut en couleur de la First Edition mais rassurez-vous, d’autres intérieurs sont plus discrets. Sur les versions finales, on en compte trois, toutes en tissu : une noire, une grise ou encore une vert menthe, qui matchent bien avec la teinte extérieure du même style. Lors de la présentation, nous avons également aperçu un modèle mélangeant simili cuir brun et tissu noir, mais j’ai un doute sur le fait qu’elle soit proposée en France.

Si la très grande majorité de l’habitacle est en plastique brut (il faut bien économiser quelque part pour garder un prix attractif), on retrouve toutefois des éléments moussés sur les contre-portes, l’accoudoir ou encore le long de la planche de bord, qui perd d’ailleurs sa « vague » habituelle pour quelque chose de plus linéaire.

 

 

Dessus, deux écrans y sont apposés. Un premier de 5,3″ sert de compteur numérique avec les informations essentielles liées à la conduite. Le second, central, mesure 13″ et intègre un système simple et intuitif. Apple CarPlay et Android Auto sont bien sûr de la partie et offriront la possibilité d’utiliser les applications de votre téléphone rechargé par induction ou via les prises USB-C ce 60 W.

 

 

L’habitacle propose de nombreux espaces de rangement généreux, que ce soit sur et sous la console centrale, dans les portes ou encore dans le coffre, le point fort de l’Epiq. On y retrouve 475 L de chargement, dont 25 L sous le plancher. Un frunk arrivera en 2027, mais d’ici là, on profite d’une petite pochette scratchable dans laquelle on peut ranger le câble de recharge. Elle fait partie des accessoires « Simply Clever » bien pratiques chez Skoda, et la liste est longue : crochets de fixation dans le coffre, gratte-givre, porte-ticket, entonnoir de lave-glace ou encore pochettes à smartphone, le tout de série. Le fameux parapluie est présent à partir de la finition Clever, qui vient aussi avec deux séparateurs de coffre et une boite à lunettes dans la boite à gants.

 

 

Si le coffre se montre très généreux, c’est un peu moins le cas des places arrière. Une fois le siège conducteur réglé à ma taille (1m84) seuls 2-3 cm le séparent de mes genoux. En dehors de ça, la garde au toit est correcte et les passagers arrière profitent de deux ventilations, de prises USB-C, d’un accoudoir à deux porte-gobelets ainsi que d’un grand toit panoramique à vélum électrique, uniquement disponible sur la finition Clever et facturé 720 €.

 

 

 

Le point technique

L’Epiq est proposé en 3 versions : 35, 40 et 55 avec des puissances respectives de 116, 135 et 211 ch. Si ces chiffres vous rappellent quelque chose, c’est normal puisque ce sont les mêmes que ses cousins énumérés plus tôt.

 

 

Les deux premières embarquent une petite batterie LFP de 38,5 kWh offrant 310 km d’autonomie en cycle mixte WLTP. Les puissances encaissées en DC sont de 50 kW sur la 35 et 90 kW pour la 40, ce qui offrira un 10 à 80% en 35 ou 25 minutes.
La version 55 vient elle avec une batterie NMC de 55 kWh faisant grimper l’autonomie à 440 km, donc bien plus intéressante si vous faites souvent de longues distances. Cette dernière encaisse également une puissance plus élevée de 105 kW pour une recharge équivalente effectuée en 24 minutes.
Et puis en AC, on va avoir du 11 kW de série et le 0 à 100 % sera fait en 4h50 avec la petite batterie ou 5h30 avec la grande.

 

 

Son poids plutôt faible, pour une voiture électrique, de 1618 kg offrira des consommations maitrisées. Skoda annonce une moyenne d’environ 14 kWh/100 en cycle mixte, à voir ce que cela donne en conditions réelles. Pour aider à la régénération, l’Epiq propose, pour la première fois chez Skoda, un One Pedal qui, une fois maîtrisé, permettra de grappiller quelques kilomètres d’autonomie.

 

 

Les aides à la conduite sont très complètes puisque l’on pourra profiter de toutes les nouvelles technologies en matière de sécurité du groupe VW avec le Travel Assist 3.0. Parmi elles, le régulateur adaptatif et prédictif, le maintient dans la file, l’alerte d’angle mort et de sortie, la caméra 360°, le Park Assist, la mémorisation du stationnement et le parking à distance.

 

 

 

Quand est-ce que ça arrive ?

L’Epiq est d’ores et déjà disponible à la commande, en premier lieu dans sa version 55. La 35 et la 40 arriveront plus tard avec un tarif de 24 670 € pour la 35 en finition City. Pour comparaison, l’équivalent en 55 est proposé à 28 600 €, soit 3930 € de plus. Pour ceux qui auraient craqué pour la configuration bi-ton de la First Edition, sachez qu’elle est limitée à uniquement 315 exemplaires et est au tarif de 35 600 €.

 

 

Globalement, le modèle impressionne par sa capacité de rangement et son nouveau design plus mature. Quelques sacrifices ont été faits dans l’habitacle, mais sans pour autant rendre le tout visuellement bas de gamme. Technologiquement au point, il attaque le Kia EV2 ou encore la Renault R4 avec des arguments de taille ; reste à voir s’il se montre aussi « Epiq » sur la route, rendez-vous pour les essais à la rentrée.

 

Pedro Miguel Silva

Pedro Miguel Silva

Pedro, photographe de métier, je me suis par la suite lancé dans le monde du journalisme automobile. Aujourd’hui c’est avec grand plaisir que je rejoins la « famille » Kambouis pour vous partager l’actualité et la passion automobile ! Aujourd’hui, à l’âge de 25 ans, j’ai la chance de pouvoir essayer différents modèles et de partager ma passion auprès de toute une communauté !.

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