Road Trip Volkswagen : de l’Espagne au Portugal, au volant de la gamme 2026 !

Road Trip Volkswagen : de l’Espagne au Portugal, au volant de la gamme 2026 !

19 Mai 2026 14 min de lecture Pedro Miguel Silva

 

Vous n’êtes pas sans savoir que la gamme VW est très vaste. De la citadine thermique et électrique, avec l’arrivée d’ID polo présentée il y a peu, en passant par de grands SUV familiaux, la gamme électrifiée ID ou encore les véhicules utilitaires, nous sommes servis. Certains diront qu’il y a peut-être trop de SUV. Cependant, je vais leur donner tort avec l’essai d’aujourd’hui, ou devrais-je plutôt dire les essais de différents modèles VW !

En effet, Volkswagen nous a conviés à venir essayer une large partie de leur gamme sur un road trip ibérique ! Lors de ce dernier, j’ai eu l’occasion d’essayer 6 véhicules tous plus différents les uns que les autres. Embarquez avec moi en direction de l’Espagne !

 

 

 

La Passat : le break familial

Tout a débuté à Séville. Nous sommes arrivés au parking et avons découvert une lignée de Volkswagen. Un détail m’a tout de suite marqué, VW a apporté de la couleur ! Toutes les voitures disposaient d’une teinte colorée, parfait pour matcher avec l’ambiance locale !

 

 

La première auto essayée sur le road trip était la Passat. Adorant les breaks, sa dernière génération me faisait de l’œil depuis longtemps mais je n’avais jamais encore eu l’occasion de la découvrir. C’est donc avec hâte que je prenais le volant de ce modèle équipé du 204 eHybrid, un PHEV offrant jusqu’à 133 km d’autonomie en cycle mixte WLTP et se rechargeant en 26 minutes, grâce à sa prise DC encaissant jusqu’à 50 kW. Étant une routière dans l’âme, nous l’avons mise à l’épreuve sur autoroute. Sans surprise, elle s’est montrée très confortable, merci les suspensions pilotées DCC permettant de modifier la rigidité de celles-ci sur 15 niveaux. Que ce soit aux places avant ou arrière, les passagers seront parfaitement installés pour enchaîner les kilomètres une fois leurs bagages déposés dans le coffre de 510 L.

 

 

Ce trajet autoroutier nous a permis de profiter du Travel Assist et de sa conduite semi-autonome. Très efficace, ce dernier met à disposition un maintien dans la file accompagné d’un changement de file automatique, mais aussi un régulateur adaptatif et prédictif qui régule la vitesse automatiquement en fonction des panneaux. Le résultat est toujours aussi efficace et reposant sur les longues distances. On va d’ailleurs retrouver ces ADAS sur la quasi totalité de la gamme.

 

 

Après quelques dizaines de kilomètres, il nous restait encore de la batterie et les consommations affichées étaient d’un peu plus d’un litre au 100 en essence et 15,3 kWh/100 km, des consommations tout à fait raisonnables pour notre session autoroutière. L’intérêt de cette motorisation PHEV est de rouler au maximum en tout électrique avec des recharges quotidiennes, tout en profitant des presque 1000 km d’autonomie cumulés sur les plus longs trajets et départs en vacances.

 

 

La destination de la première boucle était le restaurant Las Bellotas, un haut lieu du jamón espagnol que nous avons eu la chance de déguster autour d’un déjeuner. Ce dernier a été suivi d’une visite du domaine et des caves dans lesquelles est conçue la fameuse charcuterie. Je ne vous cache pas que je serais bien resté manger cette dernière toute l’après-midi, mais la route nous attend !

 

 

 

Le Caddy : baby California

C’est au volant du Caddy que nous continuons notre route vers le Portugal. Le modèle mis à disposition s’équipait de la nouvelle motorisation PHEV de 150 ch, embarquant la même batterie de 19,7 kWh que la Passat. Alternative aux trois motorisations diesel, cette version hybride rechargeable permet de réaliser des économies de carburant et d’esquiver le malus au passage. En revanche, la batterie étant située sous le plancher du coffre, son volume est légèrement réduit, tout comme la capacité du réservoir qui ne propose que 32,5 L. Cela octroie une autonomie plutôt limitée d’un peu plus de 400 km. Mais, ce n’est pas ça qui l’empêchera d’emmener toute la famille en vacances tout en se montrant polyvalent au quotidien.

 

 

Malgré le fait qu’il se base sur un utilitaire, nous retrouvons tout le confort d’une voiture classique. Car même si notre modèle d’essai disposait des plus grandes jantes, il se montrait tout de même agréable sur les routes dégradées espagnoles. Cela dit, si comme moi vous aimez conduire dynamiquement, et bien sachez que le Caddy n’en offre pas la possibilité. En effet, il a tendance à rapidement prendre du roulis, mais nous ne lui en voulons pas car ce n’est pas sa philosophie, contrairement à la voiture prévue le lendemain.

 

 

À l’intérieur, sa planche de bord embarque deux écrans avec toute la connectivité nécessaire et le Travel Assist est lui aussi de la partie. Je lui reproche le manque de rangements, notamment au niveau du plafonnier qui offre une garde au toit suffisante pour y placer quelques vide poches. Toutefois, nous profitions d’un imposant toit panoramique baignant l’habitacle de lumière. Les portes arrière coulissantes facilitent l’accès à la banquette modulable puisqu’elle sera rabattable et amovible afin de libérer de l’espace pour charger un objet volumineux à bord du coffre disposant d’un volume de 1213 L et pouvant grimper jusqu’à 2556 L une fois la banquette arrière retirée. Ici nous avions une version 5 places, mais sachez qu’il est également proposé en 7 places !

 

 

Ça y est, nous passons la frontière portugaise et découvrons les belles maisons colorées typiques des petits villages de la région. Principalement peintes en blanc, le bas et les contours des portes et fenêtres sont peints de couleurs vives, généralement bleues, jaunes ou encore rouges ; elles apportent une certaine gaieté dans les villages reculés. Après en avoir traversé quelques-uns, il est temps de s’arrêter boire un petit café avant de changer de voiture.

 

 

 

La Polo : le best-seller

Et oui, la Polo est en tête des ventes, devant l’ID.4, en France ! Si l’ID Polo arrive prochainement, VW se devait de proposer la classique sur ce road trip, et ça tombe bien car je ne l’avais encore jamais conduite (à la différence de Stéphane et de son essai en Corse) ! Le modèle d’essai était une TSI 95 en boîte manuelle, autant dire qu’il a fallu un peu la cravacher. Il faut en effet aller chercher la puissance assez haut dans les tours !

 

 

Sa teinte Vibrant Violet, que l’on voit que très peu sur nos routes, nous a incités à nous arrêter à ce superbe point de vue afin de profiter du coucher de soleil et de sa belle lumière pour prendre quelques photos, avant de reprendre la route. J’ai alors découvert une mini Golf. La citadine se montre particulièrement confortable, et ce même sur les pavés et grosses déformations. Si la planche de bord fait un peu datée (par rapport aux autres modèles), elle se montre ergonomique et bien assemblée. La connectivité reste au rendez-vous avec un digital cockpit personnalisable et un écran central de 8 ou 9,2″, ce qui est largement suffisant.

 

 

Je regrette le fait de ne pas l’avoir essayé plus tôt et de ne pas avoir pu passer plus de temps derrière son volant car c’est avec elle que la première journée de road trip s’est achevée. Il était à présent temps de profiter d’un bon repas entre confrères et d’échanger tous ensemble, car c’est aussi ça l’esprit road trip !

 

 

 

La Golf GTI : sportive iconique

La seconde journée débute sur les chapeaux de roue puisque l’on prend le volant de la Golf GTI, mais attention, pas n’importe laquelle. En effet, il s’agit là de l’Edition 50, celle qui vient célébrer les 50 ans de la mythique GTI. Cette édition limitée à 50 exemplaires en France est la Golf GTI la plus puissante jamais produite par VW avec pas moins de 325 ch et 420 Nm, soit 25 ch et 20 Nm de plus qu’une Clubsport. Le 0/100 km/h est abattu en 5.3 secondes et sa vitesse maximale grimpe à 270 km/h !

 

 

Esthétiquement, cette édition se dote d’éléments exclusifs tels que des stickers sur l’aileron, les rétroviseurs ainsi que sur les portes, mais aussi une plaque numérotée sur la planche de bord. L’habitacle se voit équipé d’une sellerie spécifique reprenant les motifs à carreaux de la première génération. Pour finir, les jantes s’octroient un liseré rouge sur les branches. Mais ici on ne les avait pas car notre modèle d’essai disposait du pack optionnel Performance facturé 4050 €. Ce pack réduit le poids de 25 kg, notamment grâce à ces jantes allégées qui font perdre 8 kg. La ligne d’échappement Akrapovic en titane permet, elle, de déduire 11 kg sur la balance. Quelques réglages châssis viennent également affiner le tout pour en faire la GTI la plus rapide sur la boucle de la Nordschleife !

 

 

Les conditions d’essai étaient bonnes car l’étape incluait de belles routes sinueuses, parfaites pour exploiter la GTI ! Si cette édition améliore le tout, la philosophie reste la même : une sportive sécurisante. Ce n’est pas la voiture qui va transmettre le plus d’informations au conducteur mais, c’est indéniable, cette Golf est bluffante d’efficacité. Collée au sol, il faut vraiment forcer pour la mettre en défaut. Quel plaisir ça a été d’enchaîner les courbes à son volant !

 

 

Et puis, la base étant une Golf, elle reste très polyvalente, même avec les suspensions plus fermes. Car avec DCC Pro, on pourra les rendre plus moelleuses et apprécier les plus longues distances autoroutières, mais attention tout de même à la consommation ! Le Travel Assist facilitera ces trajets plus redondants que les cols de montagne dans lesquels on profitera au mieux de la GTI.

 

 

Malheureusement, c’était l’heure du coffee stop pour faire refroidir les chevaux et changer de voiture pour la suite du road trip. Et vous allez voir que le changement d’ambiance est radical.

 

 

 

Le Transporter : l’utilitaire polyvalent

Ah je vous ai prévenu ! On laisse de côté la sportivité pour la praticité. Le Transporter c’est l’utilitaire situé entre le Caddy et le grand Crafter. Il se décline en plusieurs versions : Van, Plateau, Combi-Vitré et Procab, comme celui que je vous présente ici. Cette dernière propose 5 ou 6 places et un grand coffre, ce qui peut s’avérer utile pour une famille nombreuse ou certaines entreprises. L’espace à bord est généreux et l’accès facilité grâce à la porte coulissante située sur la droite.

 

 

Ce Transporter étant basé sur le Ford Transit, on retrouve un peu de son cousin dans l’habitacle, notamment la planche de bord, le système d’info divertissement (que j’ai trouvé moins pratique que celui de VW) ou encore la clé du véhicule. Mais, pour être honnête, ce n’est pas franchement dérangeant !

Le point qui m’a très agréablement surpris, c’est son confort. Généralement, les utilitaires ne sont pas toujours très agréables à conduire (du moins ceux que j’ai pu conduire dans ma vie), mais celui-ci s’est montré étonnamment confortable et ce, même sur les routes les plus dégradées. Et encore ! Il aurait pu l’être davantage avec des jantes plus petites car le nôtre était assez fancy avec ses jantes de 19″ et sa peinture intégrale.

 

 

Sous le capot, on disposait du TDI 150 ch propulsion couplé à la boite automatique à 8 rapports. Mais, d’autres motorisations sont également proposées :
– Un 2.0 TDI de 110 ch uniquement propulsion
– Le 2.0 TDI 150 propulsion ou 4 roues motrices
– Ce qui est également le cas du 2.0 TDI 170

Il existe aussi deux versions électrifiées :
– Un PHEV de 232 ch couplé à une batterie de 16,5 kWh offrant environ 50 km d’autonomie
– Et une version 100 % électrique, le e-Transporter, développant 136 ou 286 ch proposé en propulsion ou 4 roues motrices. Cette dernière embarque depuis peu une nouvelle batterie plus grande de 86 kWH pour un total de 70. La recharge de 10 à 80 % se fait en 38 minutes grâce au DC encaissant jusqu’à 125 kW et offrant au maximum de 371 km en cycle mixte WLTP.

 

 

En direction de la côte, ma tâche était de livrer 2 roues au bord de l’océan Atlantique et la mission a été un succès. Nous voici au Sublime Comporta Beach Club pour un repas face à l’océan. Il n’y a pas à dire, le bruit des vagues venant s’achever sur le sable, c’est toujours ressourçant !

 

 

 

L’ ID.7 Tourer GTX : routière électrifiée

Après un bon repas, il était temps de reprendre la route en direction de l’étape finale : Lisbonne. Étant proche de Troïa, le plus rapide était de prendre le ferry reliant la presqu’île à Setúbal. C’est ainsi que nous nous sommes tous retrouvés sur le ferry. Au loin, on apercevait la route qui longe l’océan que l’on allait emprunter une fois débarqué. C’était assez amusant de traverser l’estuaire avec toutes les voitures sur le bateau.

 

 

Pour cette dernière étape, nous conduisions la seule voiture électrique présente sur le road trip : l’ID.7 Tourer dans sa version GTX, la plus puissante. Forte de 340 ch et 574 Nm distribués aux quatre roues, cette dernière abat le 0/100 km/h en 5,5 secondes ! Pas mal pour un break de 2,3t, non ? D’autant plus qu’elle est particulièrement plaisante à conduire dynamiquement. Les suspensions pilotées DCC Pro adaptent leur fermeté en fonction des besoins : du très confortable (plus que la Passat d’ailleurs) à quelque chose de bien plus ferme qui procure du plaisir à un rythme plus soutenu. Nous avons d’ailleurs pu l’essayer comme il se doit dans le col sur les hauteurs de Setúbal, offrant une superbe vue sur les plages en contrebas.

 

 

Nous vous avons déjà présenté cette ID.7, que ce soit la berline ou le break, et je dois dire que c’est toujours un plaisir de prendre le volant de cette voiture qui, je trouve, est sous-côtée. Cette ID.7 est une auto super polyvalente, outre ses suspensions, son efficience est maîtrisée avec des consommations assez faibles (15,5 kWh/100 sur notre précédent essai) et son autonomie généreuse pouvant grimper jusqu’à 683 km sur la version Pro S propulsion. Sa recharge n’est pas en reste puisque la batterie de 86 kWh encaisse jusqu’à 200 kW en DC pour un 10 à 80 % en 26 minutes ou 236 km en 10 minutes.

 

 

D’autres atouts se cachent à l’intérieur avec une finition premium, une habitabilité plus que généreuse pour ses passagers et un coffre de 602 L, parfait pour transporter les bagages de toute la famille ! Le seul hic est son tarif… Comptez au minimum 53 000 € en entrée de gamme avec la batterie de 59 kWh et au moins 76 000 € pour cette version GTX.

 

 

Après être redescendus, nous avons pris l’autoroute sur laquelle on a encore une fois profité du Travel Assist. Un peu plus loin, la statue du Cristo Rei, perchée sur sa colline, se dévoilait en même temps que le Pont 25 de Abril laissant penser que nous arrivions à San Francisco. Mais non, c’est bien la capitale portugaise, ou devrais-je dire la capitale du Pastel de Nata qui nous accueillait de l’autre côté du pont rouge. Pas le temps de s’arrêter visiter, il est déjà l’heure de rejoindre l’aéroport pour rendre notre ID.7 et clôturer ce road trip d’un peu plus de 600 km au travers deux pays accueillants où il fait bon vivre !

Un grand merci à Volkswagen pour cette expérience.

 

Pedro Miguel Silva

Pedro Miguel Silva

Pedro, photographe de métier, je me suis par la suite lancé dans le monde du journalisme automobile. Aujourd’hui c’est avec grand plaisir que je rejoins la « famille » Kambouis pour vous partager l’actualité et la passion automobile ! Aujourd’hui, à l’âge de 25 ans, j’ai la chance de pouvoir essayer différents modèles et de partager ma passion auprès de toute une communauté !.

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