Leasing social 2026 : le guide complet (conditions, véhicules éligibles, dates)
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Leasing social 2026 : le guide complet (conditions, véhicules éligibles, dates)

16 Juil 2026 7 min de lecture Stéphane SEGURA

Après deux premières éditions parties en quelques semaines, le leasing social fait son grand retour pour une troisième édition en 2026. Objectif inchangé : permettre aux ménages modestes de rouler en voiture électrique neuve pour moins de 200 € par mois, sans apport. Voici tout ce qu’il faut savoir avant l’ouverture du guichet.

 

Leasing social 2026 : la date à retenir

Le guichet ouvre le 16 juillet 2026, comme l’a confirmé le ministère de la Transition écologique. L’annonce officielle de cette troisième édition avait été faite le 10 avril 2026 par le Premier ministre Sébastien Lecornu, dans le cadre du plan d’électrification de la France.

Comme lors des deux précédentes campagnes, les places devraient partir très vite : lors du lancement initial en janvier 2024, les 50 000 dossiers avaient été épuisés en quelques semaines seulement. Mieux vaut donc préparer son dossier avant l’ouverture officielle plutôt que de s’y prendre le jour J.

 

 

Qu’est-ce que le leasing social ?

Le leasing social est une location longue durée (LLD), parfois proposée en LOA selon les constructeurs, subventionnée par l’État via les certificats d’économies d’énergie. Le dispositif finance une partie du loyer d’une voiture électrique neuve, avec :

  • un loyer plafonné à 200 € TTC par mois, hors assurance et options
  • aucun apport initial, ni frais de dossier, ni caution
  • un forfait d’au moins 15 000 km par an inclus sans surcoût
  • une aide de l’État pouvant atteindre 9 500 €, déduite directement du loyer par le professionnel
  • un engagement minimal de 36 mois (parfois jusqu’à 48 mois selon le loueur et le modèle).

À la fin du contrat, le véhicule est restitué au loueur : dans la grande majorité des offres (LLD), il n’y a pas d’option d’achat. Quelques constructeurs proposent toutefois des formules LOA, avec une valeur résiduelle fixée dès la signature, l’option d’achat ne pouvant alors être levée qu’à partir de la troisième année.

Budget de l’État pour 2026 : l’enveloppe atteint 401 millions d’euros, pour un objectif de 50 000 nouveaux foyers équipés, portant à 100 000 le nombre total de ménages bénéficiaires depuis 2024.

 

 

Qui est éligible au leasing social 2026 ?

Quatre conditions cumulatives doivent être remplies.

1. Être majeur et domicilié en France
Le dispositif est ouvert à la France métropolitaine, aux DROM et à Saint-Pierre-et-Miquelon.

2. Ne pas dépasser le plafond de revenus
Le revenu fiscal de référence (RFR) par part doit être inférieur ou égal à 16 880 € (contre 16 300 € en 2025). Ce plafond s’apprécie sur l’avis d’imposition de l’année N-2 : pour un premier loyer versé en 2026, c’est donc l’avis d’imposition 2025 portant sur les revenus 2024 qui fait foi.

3. Justifier d’un usage professionnel de la voiture
Il faut remplir l’une des deux conditions suivantes : effectuer un trajet domicile-travail de plus de 10 km avec son véhicule personnel (le seuil est assoupli : il était de 15 km en 2025) ;
ou parcourir plus de 8 000 km par an à titre professionnel avec son véhicule personnel.

4. Ne pas avoir déjà bénéficié du dispositif
Si vous avez déjà profité du leasing social en 2024 ou en 2025, vous n’êtes pas éligible à l’édition 2026. Un seul contrat par foyer est autorisé.

Bon à savoir : un simulateur officiel, géré par l’Agence de services et de paiement (ASP), permet de tester son éligibilité en quelques minutes sur la plateforme dédiée.

 

 

 

La liste des véhicules éligibles : 14 marques, une trentaine de modèles

Pour figurer au catalogue, chaque véhicule doit valider plusieurs critères cumulatifs :

  • un éco-score environnemental ADEME d’au moins 60 points sur 80 (mesurant l’empreinte carbone de la fabrication, du transport et des matériaux)
  • un prix catalogue TTC inférieur ou égal à 47 000 €, hors options
  • une masse en ordre de marche inférieure à 1 800 kg
  • un véhicule neuf, jamais immatriculé auparavant, en France comme à l’étranger

Ces critères excluent de fait la plupart des modèles produits hors d’Europe, ainsi que certains modèles comme la Dacia Spring ou certaines Tesla, faute d’éco-score suffisant.

Voici les loyers indicatifs annoncés par les constructeurs (offres de préfiguration, susceptibles d’être ajustées au lancement du 16 juillet) :

Citroën
ë-C3 : dès 94 €/mois
ë-C3 Aircross : dès 114 €/mois
ë-Berlingo : dès 149 €/mois
ë-C4 : dès 179 €/mois

Fiat
Grande Panda : dès 95 €/mois
500e : dès 129 €/mois
600e : dès 149 €/mois
Hyundai
Inster : dès 99 €/mois

Renault
Renault 5 E-Tech : dès 120 €/mois
Renault 4 E-Tech : dès 170 €/mois
Twingo E-Tech : sous réserve de confirmation
Megane E-Tech : sous réserve d’éligibilité

Opel
e-Mokka : dès 119 €/mois
Corsa électrique : dès 119 €/mois
Frontera : dès 139 €/mois

Peugeot
e-208 : dès 135 €/mois
e-2008 : dès 150 €/mois
e-Rifter : dès 155 €/mois
e-308 : dès 200 €/mois

Volkswagen
ID.3 : dès 139 €/mois
ID.4 : sous réserve d’éligibilité
Ford
Puma Gen-E : dès 139 €/mois
Explorer : sous réserve d’éligibilité

Skoda
Elroq City : dès 149 €/mois
Elroq Element : dès 189 €/mois

Jeep
Avenger : dès 179 €/mois

Lancia
Ypsilon : dès 179 €/mois

Alfa Romeo
Junior : dès 189 €/mois

Kia
EV3 / EV4 : dès 189 €/mois

Cupra
Born : sous réserve d’éligibilité

Rappel important : chaque loueur doit proposer au moins 25 % de ses véhicules à moins de 140 €/mois, et aucun loyer ne peut dépasser 200 €/mois hors options. Ces tarifs restent indicatifs jusqu’à la publication de la liste définitive, consolidée sur le site de l’ADEME au moment de l’ouverture du guichet.

À noter également : 5 000 véhicules seraient réservés en priorité aux habitants des zones à faibles émissions (ZFE), pour compenser les restrictions de circulation qui les concernent.

 

 

Comment faire sa demande : la procédure étape par étape

  1. Tester son éligibilité via le simulateur officiel de l’ASP (ecologie.gouv.fr/leasing-social ou service-public.fr).
  2. Rassembler les pièces justificatives : avis d’imposition, justificatif de domicile, justificatif de trajet domicile-travail ou d’activité professionnelle, pièce d’identité.
  3. Choisir un véhicule parmi la liste officielle publiée par l’ADEME.
  4. S’adresser à un concessionnaire ou un loueur conventionné : c’est lui qui monte et transmet le dossier complet à l’ASP.
  5. Signer le contrat de location, avec un délai de rétractation de 14 jours.
  6. Réceptionner le véhicule, dans un délai variable selon la disponibilité du modèle (de quelques semaines à environ trois mois).

Un conseil : privilégiez un modèle déjà en stock chez le loueur pour réduire les délais, et vérifiez bien que votre avis d’imposition est à jour avant de déposer le dossier (un dossier incomplet est automatiquement renvoyé, sans mise en attente).

 

 

 

Ce qu’il faut savoir avant de signer

L’assurance auto n’est pas incluse dans le loyer plafonné à 200 €. Elle reste à souscrire librement.
Des prestations optionnelles (entretien, extension de kilométrage) peuvent être ajoutées, mais elles s’ajoutent au loyer de base.
Le dispositif n’est pas cumulable avec la prime « coup de pouce » véhicules électriques particuliers, l’aide étant déjà déduite directement du loyer.
Il s’agit d’un engagement ferme sur 3 ans minimum : une résiliation anticipée peut entraîner des frais.

 

 

Pas éligible ou places épuisées ? Les alternatives

Si votre dossier ne correspond pas aux critères, ou si les 50 000 places partent trop vite, plusieurs pistes restent ouvertes :

  • le bonus écologique, sous conditions de ressources, pour l’achat ou la location d’un véhicule électrique neuf
  • la prime à la conversion, pour la mise au rebut d’un ancien véhicule polluant
  • les offres de LLD ou LOA classiques proposées par les constructeurs et loueurs, à des tarifs plus élevés mais sans conditions de revenus
  • le marché de l’occasion électrique, de plus en plus compétitif
  • certaines aides locales proposées par les collectivités territoriales.

 

 

En conclusion

Le leasing social 2026 confirme sa place de dispositif phare de la transition automobile en France. Avec un seuil de distance abaissé à 10 km et un plafond de revenus relevé, cette troisième édition élargit son public, mais la demande devrait rester très supérieure à l’offre. Anticiper son dossier au plus tôt reste la meilleure stratégie.

Stéphane SEGURA

Stéphane SEGURA

Web-entrepreneur le jour, Blogueur Automobile & Lifestyle la nuit, je baigne dans le milieu automobile depuis aussi longtemps que je me souvienne. Depuis je cultive cette passion en me rendant régulièrement sur les circuits, les routes de rallye, salons auto, pistes dans le désert … Aujourd'hui, j’ai la chance de pouvoir essayer de nombreux véhicules régulièrement, je vous en parle sur Kambouis.

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