Essai Mercedes-Benz GLC EQ 2026 : plus technologique que jamais

Essai Mercedes-Benz GLC EQ 2026 : plus technologique que jamais

06 Juil 2026 14 min de lecture Pedro Miguel Silva

Je pense que vous l’avez compris avec les précédents essais de la marque à l’étoile sur Kambouis, Mercedes est en plein renouveau. Beaucoup de nouveautés arrivent cette année et l’une d’elles est le GLC qui devient 100 % électrique ! Il inaugure la plateforme MB.EA à architecture 800 V, promettant des recharges rapides, des autonomies généreuses et une efficience rarement vue sur le segment. Mais en réalité, qu’est-ce que ça donne ? C’est ce que nous sommes allés voir dans les belles Alpes françaises, où nous avons eu l’occasion de l’essayer sur tous types de routes !

 

 

 

Moins raffiné ?

S’il y a une chose dont tout le monde parle sur ce GLC, c’est sa calandre. Il faut dire qu’avec ses 942 points illuminés elle ne passe pas inaperçue, et je crois bien que c’est ce que recherchait Mercedes. Cette dernière fait un rappel au passé, puisque ce motif en nid d’abeille est apparu pour la première fois en 1900 sur la 35 HP. Et, si à l’époque elle servait à refroidir le moteur, elle se réinvente aujourd’hui sur les modèles électrifiés.

 

 

À présent, l’identité passe en très grande partie par l’éclairage, et comme tout le monde fait des bandeaux lumineux, il faut être encore plus créatif. C’est pourquoi cette imposante calandre est encerclée de lumière mettant en valeur l’étoile de la marque, elle aussi illuminée.

 

 

Elle prend place au centre du bouclier racé de notre modèle AMG Line, seule autre finition en plus de l’Avantgarde que nous avons pu essayer la veille. Le black pack vient lui ajouter de la sportivité à l’ensemble jusqu’à la calandre dont le chrome s’assombrit. Pas assez à mon goût, ce qui fait qu’elle dénote un peu aux côtés du reste. Les optiques full LED, pouvant être matricielles, adoptent une signature lumineuse en étoile affirmant bien qu’il s’agit là d’un modèle de la marque germanique. Indémodables, les deux bosselages sur le capot sont aussi présents, oui même sur un modèle 100 % électrique. Mercedes avait fait le choix de les faire disparaître sur leur gamme EQ avant de les réintégrer, comme sur l’EQS restylée.

 

 

En photo, je trouvais ce GLC gigantesque, et en réalité il est beaucoup moins imposant qu’il n’en a l’air. Bon, il mesure tout de même 4m85 de long (et 1m91 de large pour 1m65 de haut) mais les proportions sont réussies. Pour favoriser la traînée, le capot plonge légèrement vers le bas et les passages d’air latéraux font glisser le vent sur le profil, où l’on retrouve des poignées affleurantes et des jantes quasi pleines. Celles-ci auront un diamètre allant de 19 à 21″, comme ici avec nos jantes optionnelles facturées 1700 € reliées par une ligne de caractère venant surligner l’imposant empattement de 2m97.

 

 

L’arrière est quant à lui plus arrondi et adopte également le nouveau code stylistique. Je parle bien sûr des feux en étoile, ici entourés par un cercle et placés dans un imposant bandeau noir qui, avec le diffuseur, ayant une réelle utilité, et les fausses sorties d’air, vient apporter la touche finale d’agressivité au SUV. Ce qui n’est pas le cas de la finition Avantgarde qui opte elle pour un style plus élégant avec des éléments chromés, peut-être de trop pour certains.

 

 

 

Comme au cinéma

C’est l’impression que donne l’Hyperscreen, un écran 8K de 99.3 cm de diagonale, soit 39,1”, qui traverse toute la planche de bord. Facturé 1500 €, il vient remplacer le Superscreen, équipé de série, et ses 3 écrans séparés par des bordures. Il n’y a pas à dire, l’effet waou est garanti, mais disons-le, ce n’est pas de grande utilité car à l’intérieur, le système est identique. On y retrouve la dernière version du MBUX qui embarque deux IA : ChatGPT et Gemini. Celles-ci permettent de gérer la plupart des fonctions du véhicule avec votre voix? Après une mise à jour qui arrivera cet été, il sera possible de créer des itinéraires en fonction de ce que vous voulez faire tout en vous racontant l’histoire des lieux par lesquels vous passerez !

 

 

La navigation via Google Maps intègre un planificateur intelligent qui optimise le trajet avec les meilleures bornes de recharge pour réduire au maximum le temps de route. Le tout, en vous indiquant des autonomies réalistes qui s’adaptent au type de route que vous allez emprunter, comme ça, pas de surprise ! L’écran central donne accès aux commandes de climatisation, ce qui n’est pas toujours très ergonomique, à la sélection du son moteur artificiel (désactivable), mais également à la gestion sonore du système audio Burmester et de l’éclairage d’ambiance, très poussé comme toujours chez Mercedes.

 

 

Il sera aussi possible d’accéder à deux stores pour acheter des options qui n’ont pas été cochées à l’achat du véhicule, ou de télécharger des applications qui vont également pouvoir être utilisées par le passager. Parmi elles, on compte Youtube, Disney+, Spotify et bien d’autres. Entre les jeux, les apps musicales et de divertissement, le passager pourra s’occuper sans déranger les autres car il pourra relier un casque ou des écouteurs en Bluetooth.

 

 

On sera bien évidemment en mesure de connecter son smartphone via Apple CarPlay et Android Auto, pendant qu’il chargera sur l’une des quatre prises USB ou des deux chargeurs à induction ventilés, qui ont parfois fait des leurs durant notre essai. Le compteur numérique offre la possibilité de sélectionner différents affichages tels que les aides à la conduite, les classiques aiguilles ou encore la navigation en plein écran, qui va par la même occasion être projetée sur le grand affichage tête haute à réalité augmentée.

 

 

J’ai beaucoup parlé de la partie techno, mais rassurez-vous, il n’y a pas que ça dans l’habitacle du GLC. Si la présentation est semblable à celle du GLB EQ, le grand frère se montre bien plus cossu. Les finitions sont davantage premium et les plastiques, surtout présents sur la console centrale, craquent moins. Cette dernière pourra arborer différents types d’inserts venant matcher avec les quatre coloris de sellerie. Car si nous disposions du classique noir, il sera aussi possible d’opter pour du blanc, du brun ou encore un camel, du plus bel effet. Les assises sont chauffantes, ventilées et massantes à l’avant, équipements dont les passagers arrière ne profiteront pas, dommage à ce tarif.

 

 

Vous connaissiez le ciel étoilé de Rolls Royce, et bien Mercedes en propose un pour de vrai, ou presque. En effet, le toit panoramique SKY CONTROL (facturé 1300 €) dévoile des étoiles illuminées aux couleurs de l’éclairage d’ambiance en plus de pouvoir s’obstruer à votre guise. Cette option coûte 550 €, ce qui s’avère bien plus abordable que chez le constructeur britannique ! Les passagers arrière seront assis confortablement avec beaucoup d’espace au niveau de la tête et des jambes, dont les genoux reposeront bien sur l’assise. Ils auront droit à la climatisation avec deux ventilations placées au centre ainsi qu’à un accoudoir dans lequel se cachent deux portes-gobelets et de quoi coincer son téléphone.

 

 

L’espace de chargement est lui aussi généreux. Les bagages logeront dans un coffre de 570 L, pouvant grimper à 1740 L une fois la banquette divisée en 40/20/40 rabattue. Et ce n’est pas tout car un frunk de 128 L accueillera les câbles de recharge. Celui-ci s’ouvrira d’ailleurs sans difficulté car il suffit d’appuyer sur le capot au niveau du logo pour le déverrouiller !

 

 

 

Sous le capot

La veille de notre essai, Mercedes dévoilait deux nouvelles motorisations sur le GLC. Malheureusement, ces dernières étaient absentes lors de nos essais, nous avons donc pris le volant du GLC 400 4Matic déjà présent depuis sa commercialisation.

 

 

La gamme est ainsi divisée en trois versions :

  • Le 250, seule version propulsion, développe 354 ch et 505 Nm de couple et abat le 0/100 km/h en 5,9 s. Ce dernier vient avec la « petite » batterie de 85 kWh offrant jusqu’à 646 km d’autonomie en cycle mixte WLTP.
  • La seconde est le 300 4Matic, quatre roues motrices cette fois-ci, de 421 ch et 800 Nm réalisant le 0/100 en 4,7 s. Doté de la même batterie de 85 kWh, il parcourera jusqu’à 613 km en cycle WLTP.
  • Enfin, nous avons le 400 4Matic, lui aussi 4×4 mais avec encore plus de puissance : 489 ch et 800 Nm. De quoi expédier le 0/100 km/h en seulement 4,3 s ! Avec ça, on pourrait croire que son autonomie est plus faible, mais ce n’est pas le cas, car cette version embarque une batterie plus importante de 94kWh, ce qui lui permet de proposer l’autonomie la plus haute sur le modèle, soit 673 km, toujours en cycle WLTP.

 

 

Pour ce qui est de la recharge, il faudra compter 22 minutes pour un 10 à 80 % en DC et ce peu importe la capacité de la batterie car la petite encaissera 320 kW contre 330 kW pour la grande. En AC, le 0 à 100 % sera effectué en 9 ou 10,5 h, selon la batterie, avec une puissance de 11 kW. Le chargeur embarqué pourra être passé en 22 kW moyennant 700 €. Il sera possible de déverrouiller l’accès aux bornes de 400 V pour une somme équivalente. Toutefois, cette option est moins utile que le 22 kW car ce type de borne se fait de plus en plus rare.

 

 

 

Sur la route

Durant l’essai, nous avons eu l’occasion d’essayer deux modèles, un premier équipé de jantes de 19″ et un second en 21″ et je peux vous dire que le feeling était complètement différent. Et ce, même si les deux disposaient des suspensions AIRMATIC qui adaptent la rigidité en fonction des modes de conduite. En mode sport, notre AMG Line et ses jantes de 21″ s’est montré beaucoup plus dynamique et plaisant à conduire tandis que l’Avantgarde et ses 19″ était moins prévisible, le train avant manquait de précision et je me demandais parfois comment allait réagir la voiture si je la poussais fort en virage.

 

 

Si vous aimez conduire dynamiquement, je vous conseille fortement les jantes de 21″, d’autant plus que les suspensions pneumatiques comblent sans problème le confort perdu avec les grandes jantes. Dans le pack optionnel (facturé 2900 €) incluant ces suspensions, sont aussi comprises les roues arrière directrices. Celles-ci vont nous permettre d’enrouler les virages serrés et épingles d’une facilité déconcertante, en plus de rendre les manœuvres dans les endroits plus serrés comme en ville ou dans les parkings souterrains moins contraignantes.

 

 

Le GLC se montre très confortable, sur autoroute on a l’impression d’être sur un tapis volant, on sent à peine les déformations dans le siège tant les suspensions les absorbent. Je dois dire que c’est très agréable. Il est taillé pour enchaîner les kilomètres sans aucun problème. La position de conduite est bonne, toutefois j’aurais aimé un tout petit plus de renfort latéral. Comme le confort passe également par l’insonorisation, on retrouve du double vitrage nous plongeant dans un cocon, chose très plaisante à bord de véhicules électriques.

 

 

Cerise sur le gâteau, on va pouvoir s’aventurer hors des chemins battus sans trop craindre de râper le sol, car les suspensions AIRMATIC offrent la possibilité de rehausser le SUV de 50 mm. Ce qui est possible de faire dans l’app off road après avoir activé le mode « Terrain ». On a eu l’occasion d’essayer ça en condition et je vous avoue que je n’aurais pas osé m’engager dans le chemin que l’on a parcouru si on ne m’avait pas affirmé que ça passait. Ça n’en devient pas un Classe G, mais ça permettra d’apaiser votre conscience quand vous allez vouloir rejoindre le chalet reculé dans la montagne, à bord de votre SUV à 100 000 € !

 

 

Sans surprise, les 489 de notre 400 4Matic nous catapultent. Les reprises sont plus que suffisantes sans même devoir enclencher le mode sport. Les modes Eco et Confort déploient déjà une puissance tout à fait convenable pour tous les usages, d’autant plus si l’on cherche à baisser les consommations. Sur ce point, Mercedes a travaillé de sorte à nous proposer deux rapports, ce qui permet de gagner en efficience et donc de baisser les consommations. Le premier rapport va principalement servir à basse vitesse ou lorsque l’on tracte (jusqu’à 2400 kg freinés), le second rapport s’enclenche à haute vitesse, principalement sur autoroute pour baisser le régime.

 

 

Résultat : une consommation moyenne de 20 kWh/100 km à 130 km/h. Pour un SUV de plus de 2535 kg, c’est impressionnant. Sur la globalité de l’essai, j’ai relevé une moyenne 19 kWh. Ce qui parait haut, mais c’est normal car nous étions essentiellement en montagne sur route étroite et sinueuse, ce qui ne reflète pas vraiment un usage réel. Cependant, lors d’un trajet incluant un col, de la ville et de la départementale, j’ai constaté une moyenne de 15.4 kWh/100.

 

 

Le système de frein régénératif est également assez poussé mais, comme sur la CLA et le GLB EQ, je n’ai pas été conquis. Celui-ci propose 4 modes : automatique, qui va s’adapter en fonction du tracé, il va par exemple ralentir à l’approche d’un rond-point, ensuite nous avons le mode désactivé, intermédiaire et One Pedal, allant jusqu’à l’arrêt. Le niveau moyen est, à mon sens, pas assez puissant et le One Pedal, au contraire, l’est de trop, ce qui le rend un peu compliqué à gérer avec précision. J’aurais aimé avoir un palier supplémentaire pour avoir quelque chose de plus progressif entre les deux. Certains confrères étaient à l’aise avec, mais personnellement, je n’ai pas réussi à m’y faire. Toutefois, on apprécie le freinage by wire qui efface la transition entre le frein régénératif et le freinage sur plaquettes dans la pédale de frein.

 

 

Si le GLC offre un agrément de conduite appréciable, c’est sur l’autoroute qu’on va le plus l’apprécier et profiter pleinement des ADAS. Globalement convaincantes, j’ai tout de même noté quelques corrections brusques de la part du centrage dans la voie sur les longues courbes, contrairement au changement de fil automatique qui se montre, lui, très délicat. Le régulateur adaptatif et prédictif freine en douceur mais est parfois embêtant car il freine à l’approche d’un véhicule que l’on souhaite doubler et ce malgré le fait que le clignotant est engagé. J’ignore si cela va être corrigé, mais je l’espère car ça en devient vite désagréable. Ce qu’on sait déjà en revanche, c’est que le GLC pourra profiter des ADAS de niveau L2++ à partir de 2028, rendant le tout encore plus autonome.

 

 

 

Pour finir

S’il est proposé à partir de 64 900 € dans sa version 250 en finition Avantgarde Line, son tarif peut vite grimper. Le 400 4Matic démarre à 71 900 € et, équipé comme celui que je vous présente ici, il dépasse la barre des 97 000 ! En plus des deux finitions « classiques », deux autres sont réservées aux professionnels : la Business Line et la Business Executive Line.

 

 

Cette nouvelle itération du GLC est bourrée du savoir-faire de Mercedes en termes de technologie. Ses consommations et son autonomie généreuse en font un SUV de gros rouleur qui va avaler les kilomètres sans broncher, le tout dans un confort exemplaire pour tous ses passagers. Reste à voir s’il va faire peur à son concurrent direct munichois proposant une fiche technique similaire mais moins efficient.

 

 

Pour ceux qui ne sont pas fans des SUV, son équivalent en berline arrive bientôt puisque la nouvelle Classe C a récemment été dévoilée et reprendra les mêmes caractéristiques techniques. Elle proposera donc logiquement des consommations encore plus basses, nous avons déjà hâte de vous la présenter !

 

 

Pedro Miguel Silva

Pedro Miguel Silva

Pedro, photographe de métier, je me suis par la suite lancé dans le monde du journalisme automobile. Aujourd’hui c’est avec grand plaisir que je rejoins la « famille » Kambouis pour vous partager l’actualité et la passion automobile ! Aujourd’hui, à l’âge de 25 ans, j’ai la chance de pouvoir essayer différents modèles et de partager ma passion auprès de toute une communauté !.

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