Essai Mercedes-Benz GLB EQ 2026 : des recharges rapides et 7 places ?

Essai Mercedes-Benz GLB EQ 2026 : des recharges rapides et 7 places ?

28 Sep 2026 11 min de lecture Pedro Miguel Silva

Après une première génération nommée EQB, le GLB électrique revient en profitant de la nouvelle plateforme MMA partagée avec la CLA EQ récemment essayée. Plus technologique, cette seconde réitération se veut plus aboutie et pointue. Mais est-ce le cas volant en main ? C’est ce que nous sommes allés le découvrir sur les côtes basques !

 

 

 

Un design plus mature

La précédente génération reprenait les codes stylistiques de la gamme électrifiée EQ apparus avec l’EQS. Je pense notamment aux angles anguleux ainsi qu’à la grande calandre pleine. Ce nouveau GLB EQ reste dans le même esprit mais propose un design plus mature qui passe par un dessin plus horizontal et marqué, un peu à l’image du précédent GLB thermique. Je pense que c’est ce que Mercedes a cherché à faire : réunifier les deux styles pour n’en faire qu’un.

 

 

En effet, la seule différence visuelle entre la version thermique et électrique se situe au niveau de la calandre, creuse pour les thermiques, pleine sur l’EQ. Résultat, les lignes ne font en aucun cas penser qu’il s’agit d’une électrique. Même le pack batterie est discrètement dissimulé au niveau des bas de caisse.

 

 

Cette calandre arbore fièrement plusieurs étoiles illuminées aux côtés du monogramme, lui aussi éclairé. Comme sur le précédent, un bandeau lumineux relie les optiques full LED, qui cette fois-ci sont dotées d’une signature lumineuse en forme d’étoile, la nouvelle identité du constructeur allemand. Notre modèle d’essai dispose de la finition AMG Line au style plus racé, même s’il garde quelques éléments de style typés « baroudeur » au niveau du bouclier, dans l’arrondi des arches de roues ou encore des barres de toit.

 

 

Je dois vous avouer avoir eu un faible pour notre configuration vêtue de l’Aqua Mint, un coloris uni rafraîchissant (facturé 350 €) me faisant penser à la Californie, ainsi qu’à la teinte MANUFAKTUR « China Blue » dont il se rapproche ! Le turquoise matche parfaitement avec les éléments noirs du black pack et les jantes de 20″ diamantées. L’aérodynamisme est travaillé à l’aide de poignées affleurantes lissant le profil du SUV, du moins jusqu’au galbe de l’aile arrière qui vient muscler le tout et s’étirer jusqu’à la face arrière, qui perd sa rondeur pour quelque chose de plus linéaire.

 

 

Cette linéarité est conférée par l’imposante signature lumineuse en U inversé traversant le véhicule. Celle-ci vient visuellement élargir le véhicule tout en créant artificiellement de la hauteur. Si la découpe laisse penser au Smart #5 (que nous avons pu essayer il y a quelques mois), le GLB dispose de sa propre identité, notamment au niveau des optiques car, comme à l’avant, ils sont faits d’étoiles. En partie basse, un diffuseur vient compléter le look et apporter une touche premium à l’ensemble lorsqu’il est recouvert de noir brillant comme ici.

 

 

 

Bond technologique à l’intérieur

À bord, on découvre la même présentation que sur la CLA. Nous sommes donc bien loin de ce qui était proposé sur la précédente génération vieillissante. On retrouve ici le Super Screen, un ensemble de 3 écrans de 10,25″ pour le compteur numérique et 14″ pour l’écran central et celui du passager, qui est optionnel. Le compteur propose différents affichages tels que les classiques aiguilles, la navigation en plein écran ou encore les ADAS. Pour moins de distraction, les informations importantes se retrouvent sur l’affichage tête haute.

 

 

L’écran central permet lui de gérer l’ensemble des paramètres de la voiture, notamment la climatisation, ce qui n’est pas toujours ergonomique. Toutefois, cette dernière va également pouvoir être contrôlée par commande vocale grâce aux deux assistants IA. Le GPS utilise Google Maps, ce qui s’avère très pratique pour dénicher n’importe quelle destination, tout en trouvant facilement les bornes de recharge utiles à vos trajets à l’aide du planificateur. Pendant ce temps-là, le passager avant pourra pleinement profiter de son écran pour se divertir en regardant des vidéos sur différentes plateformes, en jouant ou encore en écoutant ses musiques préférées.

 

 

Comme nous a habitués Mercedes, l’habitacle embarque tout un ensemble d’éclairage d’ambiance proposant une multitude de configurations. Il sera aussi possible de personnaliser le thème ou encore le son artificiel du moteur sur la finition AMG Line. La sellerie de notre GLB est, elle aussi, spécifique à cette finition. Un large panel de coloris est disponible, comme du noir uni, du noir et rouge ou encore du noir et blanc qui peut également être accompagné de surpiqûres rouges comme ici. Plusieurs types d’inserts viendront compléter la personnalisation de l’habitacle, du gris alu en passant par le bois foncé ou encore celui dont on dispose ici en fibre naturelle, il y en a pour tous les goûts !

 

 

Plus long de 10 cm, ce nouveau GLB mesure à présent 4m72 pour 1m86 de large et 1m68 de haut, ce qui va offrir une meilleure habitabilité et un plus grand volume de coffre. La grande ouverture octroie un accès aux places arrière simplifié et, une fois installés, les passagers profitent d’une position idéale grâce au dossier inclinable et à une assise assez haute pour avoir les genoux soutenus par l’assise, ce qui n’est pas toujours le cas. Une ventilation bidirectionnelle, deux prises USB-C et un accoudoir viennent ajouter davantage de confort à l’arrière en plus de proposer une banquette coulissante sur 14 cm permettant de gagner quelques litres de chargement dans le coffre.

 

 

En configuration classique, ce dernier présente un volume de 540 L pouvant grimper jusqu’à 1715 L une fois la banquette divisée en 40/20/40 rabattue. Ce n’est pas tout, car 127 L supplémentaires viennent se loger sous le capot dans un frunk généreux. Les familles nombreuses seront ravies de savoir que ce GLB est également proposé en 7 places, qui seront en revanche plus destinées à des enfants qu’à des adultes.

 

 

 

Sous le capot

Grâce à la nouvelle plateforme MMA, les puissances et autonomies sont à la hausse par rapport à la précédente génération. Vous aurez donc le choix entre trois versions :

– La version 200 développe 224 ch et 335 Nm. Associée à la batterie de 58 kWh, elle réalise le 0/100 km/h en 8,2 s et offre jusqu’à 431 km d’autonomie en cycle mixte WLTP.
– Ensuite nous avons la 250+ avec ses 272 ch et 335 Nm, ce qui lui permet d’abattre le 0/100 km/h en 7,4 s. Également propulsion, elle est en quelque sorte la Long Range puisqu’elle embarque la grande batterie de 85 kWh qui lui confère l’autonomie la plus élevée de la gamme avec 633 km en cycle mixte WLTP.
– Enfin, la 350 4Matic est la seule version à profiter de la transmission intégrale grâce à un second moteur placé sur l’essieu avant. La puissance grimpe à 354 ch et 515 Nm, offrant un 0/100 km/h en 5,5 s. Comme la 250+, elle embarque la batterie de 85 kWh, avec une autonomie annoncée plus faible de 616 km toujours en cycle mixte WLTP.

 

 

Pour ce qui est de la recharge, la petite batterie de 58 kWh encaissera jusqu’à 200 kW en DC pour un 10 à 80 % effectué en 20 minutes. Celle de 85 kWh acceptera une puissance plus élevée de 320 kW pour une recharge similaire d’une durée de 22 minutes. En AC, le chargeur embarqué de 11 kW sera proposé de série tandis qu’il sera possible de passer sur du 22 kW moyennant 700 €. Une seconde option, au même prix, permet de se recharger sur les bornes 400 V, se faisant de plus en plus rares sur nos grands axes, donc pas nécessairement obligatoire.

 

 

 

On prend le volant

Une chose m’a tout de suite marqué au volant du GLB, c’est son capot très plat. Il donne l’impression de conduire un véhicule plus grand, ce qui apporte un sentiment de sécurité lorsque l’on est à bord. Sur la route, il se montre très confortable et ce, même avec les plus grandes jantes. Merci les repose-genoux et surtout les suspensions pilotées qui adaptent leur dureté en fonction des modes de conduite. Celles-ci permettent d’avoir un SUV confortable pour enchaîner les kilomètres, et de profiter de quelque chose de plus dynamique en mode Sport, mode dans lequel la direction se raffermit. Sans être aussi plaisant à conduire que la CLA, le GLB offre des prestations convaincantes sur route plus sinueuse malgré une légère prise de roulis. Le bestiau pèse tout de même 2195 kg dans sa version 250+ !

 

 

Les 272 ch et le couple de l’électrique procurent des accélérations franches avec une gestion des pédales maitrisée, notamment celle de frein. En effet, le freinage dit « by wire » annule la sensation désagréable que l’on peut avoir avec la pédale de certains véhicules dotés d’un freinage régénératif, parfois trop moelleuses et peu précises. Ici, la gestion de la régénération est fluide et nous ne sentons aucune différence entre la régénération et les plaquettes lors de la manipulation de la pédale de frein.

 

 

Toutefois, je n’ai pas été conquis par le système de régénération. Celui-ci propose quatre modes : automatique, qui va s’adapter en fonction du tracé, il va par exemple ralentir à l’approche d’un rond-point ; ensuite nous avons le mode désactivé, intermédiaire et One Pedal, allant jusqu’à l’arrêt. Le niveau moyen est, à mon sens, pas assez puissant et le One Pedal, au contraire, l’est de trop, ce qui rend sa gestion peu précise. J’aurais aimé avoir un palier supplémentaire pour avoir quelque chose de plus progressif. Cela reste un avis personnel et ça plaira peut-être à d’autres, dans tous les cas il permettra tout de même de grappiller quelques kilomètres d’autonomie et de réduire les consommations.

 

 

D’ailleurs sur notre trajet, nous avons constaté une consommation moyenne de 18,5 kWh après avoir réalisé une boucle mixte mélangeant autoroute, département et un peu de ville. À voir ce que ça donne en condition réelle, car ici nous l’avons également essayé sur du dynamique, ce qui a forcément fait grimper la conso. En tout cas, ça paraît tout de même assez maîtrisé ! Cela vient en partie du fait que le GLB dispose en réalité de deux rapports électriques prévus pour différents usages et s’adaptant en fonction des besoins. Le second rapport va plus être utilisé à vitesse plus élevée afin d’économiser de l’énergie.

 

 

Mais, ce GLB EQ vient aussi avec des ADAS très complètes. Son régulateur adaptatif et prédictif gère les ralentissements avec fluidité et ajuste automatiquement la vitesse en fonction des virages et des ronds-points, qu’il va passer jusqu’à 25 km/h avant de remonter à la vitesse sélectionnée à la sortie. Le maintien dans la voie se révèle efficace et reste performant même dans les courbes les plus serrées. J’ai toutefois constaté une légère tendance à multiplier les corrections dans les longues courbes. Mis à part ça, l’ensemble se montre plutôt convaincant, à l’image du changement de voie automatique. L’alerte d’angle mort et le freinage d’urgence viennent compléter le tout. De plus, les manœuvres se feront avec aisance grâce aux caméras placées tout autour du GLB assurant une vision 360° tout en facilitant l’assistant de parking poussé.

 

 

 

Pour finir

Le GLB EQ s’offre une refonte importante le remettant sur le devant de la scène, grâce à une proposition complète et technologiquement au point. Avec toutes ces avancées, on pourrait croire que le tarif de ce GLB EQ allait s’envoler, mais ce n’est pas le cas ! Son tarif d’entrée de gamme est toujours de 46 950 € pour une 200 en finition Progressive Line. La 250+ débute, elle, à partir de 55 900 € et il faudra compter 61 100 € pour une 350 4Matic. Notre version très bien équipée plafonne quant à elle à 71 650 € avec pas moins de 15 750 € d’options.

 

 

Ce ne sera donc pas à la portée de toutes les bourses, mais je n’ai aucun doute sur le fait qu’il trouvera son public, notamment en 7 places où la concurrence est maigre ! ‎

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pedro Miguel Silva

Pedro Miguel Silva

Pedro, photographe de métier, je me suis par la suite lancé dans le monde du journalisme automobile. Aujourd’hui c’est avec grand plaisir que je rejoins la « famille » Kambouis pour vous partager l’actualité et la passion automobile ! Aujourd’hui, à l’âge de 25 ans, j’ai la chance de pouvoir essayer différents modèles et de partager ma passion auprès de toute une communauté !.

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