Essai BYD Dolphin G DM-i : de vrais atouts

Essai BYD Dolphin G DM-i : de vrais atouts

09 Oct 2026 11 min de lecture Pauline Welker

Si personne ne l’a mis en oeuvre, BYD pourtant l’a fait : la première et unique citadine proposée en hybride rechargeable ! La Dolphin G DM-i s’impose dans le segment B devant certains modèles européens, tant par sa motorisation que par d’autres atouts que nous avons découverts dans les paysages variés des Bouches-du-Rhône.

 

 

 

Ce véhicule unique serait-il une solution dans la recherche d’un véhicule polyvalent ?

La marque nous a invités à tester les 3 niveaux de gammes de leur dernière citadine : Action, Boost, Comfort. Une version Sport est également disponible au catalogue mais était absente à ces essais.

 

 

Nous avons profité du premier jour pour tester la version Active avec la petite batterie en teinte Sunset Orange, et évoluer le lendemain vers la grande batterie dans la version Comfort en teinte Time Grey.

 

 

La Dolphin G DM-i est une nouveauté mais surtout une exclusivité pour l’Europe. Elle a été spécialement pensée et conçue pour notre utilisation, un argument non négligeable pour ceux qui ne sont pas toujours d’accord avec la vision des modèles chinois.

 

 

 

Une citadine tout en un : design et fonctionnelle

Inscrite dans le segment B avec ses 4,16 m de long, 1,80 m de large, 1,57 m de haut et un empattement de 2,60 m, on peut penser qu’il faudra faire une concession sur l’habitabilité à bord ou le volume de coffre, mais comme pour les équipements de série, cette BYD a tout d’une grande ! Elle propose un coffre généreux de 425 L (jusqu’à 1 225 L sièges rabattus), soit 50 à 100 L de plus que ses concurrentes directes, ainsi qu’une excellente habitabilité arrière. Elle s’impose ainsi aussi bien en citadine du quotidien qu’en routière pour les vacances.

 

 

À l’extérieur, le coup de crayon s’inspire de l’univers marin : ceinture de caisse haute, bandeau lumineux arrière en « goutte d’eau », poignées de portes affleurantes (rares sur ce segment). Les feux étirent visuellement la face avant. Le bandeau noir situé entre les optiques apporte un peu de contraste et donne à l’ensemble une expression plus affirmée. Le bouclier, plus travaillé sur ses extrémités, contribue à élargir visuellement la voiture. Sur le profil, nous avons un relief marqué par une ligne au niveau du bas de portes. Malgré ses lignes très rondes donnant un aspect doux au véhicule, on trouve à l’arrière un petit becquet intégré qui ajoute du fun et un peu de dynamisme à celle-ci.

 

 

La calandre intègre en bas des volets actifs qui s’ouvrent au besoin pour refroidir le moteur thermique. Côté jantes, comptez sur du 16 pouces sur Active, et du 16 ou 18 pouces sur les versions supérieures.

C’est probablement de trois quarts arrière que la Dolphin G DM-i révèle le mieux son côté « petite voiture moderne » même si face à certaines citadines européennes qui revendiquent une identité visuelle très forte, la BYD semble avoir moins de personnalité.

 

 

 

Univers marin à l’intérieur aussi

À l’intérieur, le clin d’œil à l’océan continue avec un volant en “queue de dauphin”. Les teintes noir ou gris galet sont proposées gratuitement, la finition Sport offrant quant à elle un habitacle biton (orange ou bleu) avec des inserts en suédine. La sellerie varie du tissu (Active) au cuir synthétique TEP (Comfort). Si l’on profite d’un superbe toit panoramique sur la version haut de gamme, on regrettera l’absence d’accoudoir central à l’arrière sur la Dolphin G DM-i.

 

 

Quelques bémols sont à noter comme la présence de plastiques durs sur la console centrale, les contre-portes et le plancher gâchent un peu la finition globale. Les rangements restent néanmoins très pratiques (sous la console, dans l’accoudoir, dans les portes).

BYD a également caché un crochet pour les sacs à côté du vide-poche passager, un détail qui souligne l’intérêt de la marque pour le confort de chacun.  On découvre donc un habitacle simple, contrasté entre le noir et le gris aluminium.

 

 

L’ergonomie pêche légèrement par un manque de boutons physiques (notamment pour la ventilation, uniquement accessible via l’écran central) et une organisation des menus peu intuitive. L’écran de 8,8 pouces derrière le volant manque également d’aboutissement pour le rappel de la navigation.
Concernant l’écran central :

  • Version Active : l’écran de 10,1 pouces manque de lisibilité au quotidien.
  • Versions supérieures : l’écran de 12,8 pouces s’avère bien plus agréable et parfait à l’usage.

 

 

Une fonction qui a donné le sourire à plusieurs confrères, l’affichage tête haute est disponible dans cette citadine et nettement plus clair que chez certains autres constructeurs. Pour ma part, j’ai même apprécié que celui-ci soit plus élevé, ce qui réduit encore un peu les mouvements de tête et permet de mieux apprécier les trajets. La voiture surveille également les angles morts et peut intervenir en cas de risque de collision lors de manœuvres ou de changements de voie. À cela s’ajoutent la surveillance de l’attention du conducteur, l’alerte d’ouverture des portes ainsi que la détection du trafic transversal avant et arrière, avec possibilité de freinage automatique.

Une application est disponible pour déverrouiller ou démarrer le véhicule, mais permet aussi au propriétaire d’envoyer un code afin qu’une personne tierce puisse déverrouiller le véhicule.

 

 

Les aides à la conduite (ADAS) sont complètes et peuvent toutes être activées, désactivées ou personnalisées en une seule manipulation via l’écran central.

Côté technologie, on aurait aimé plus de configurations sur le menu de l’écran central. Celui-ci aurait pu servir à de nombreux raccourcis ou affichages divers, mais c’est uniquement dans le bandeau supérieur et inférieur que l’on trouve les raccourcis, pas très pratiques lorsque l’on conduit. Apple CarPlay et Android Auto sont également disponibles, ce qui permet de retrouver simplement son environnement smartphone plutôt que de devoir s’adapter entièrement à l’interface propriétaire de la voiture. La version Comfort va encore plus loin avec l’intégration native de Google. Google Maps, Google Assistant et Google Play sont directement accessibles depuis le système multimédia, avec la possibilité d’installer des applications supplémentaires. La caméra de recul est fournie de série dès l’entrée de gamme (avec affichage de la distance en cm par rapport à l’obstacle), tandis que la caméra 360° arrive dès la finition Comfort.

La connectivité ne s’arrête pas à l’écran central. La Dolphin G DM-i peut recevoir un chargeur à induction de 15 W, des ports USB à l’avant et à l’arrière ainsi qu’un système audio à huit haut-parleurs sur les versions supérieures. L’éclairage d’ambiance multicolore, configurable sur 31 couleurs et capable de se synchroniser avec la musique, ajoute quant à lui une petite touche de personnalisation assez typique des voitures chinoises récentes.

 

 

 

Rouler électrique sans renoncer aux longs trajets

Cette Dolphin porte la dénomination même de la technologie hybride rechargeable développée par la marque : DM-i “Dual Mode-intelligent”. Le moteur thermique, un 4 cylindres 1,5 L essence de 95 ch à rapport unique et conçu spécialement pour ce modèle, intervient principalement pour générer de l’électricité ou offrir un complément de puissance.

Un détail qui se fait tout de même ressentir dans les montées en mode HEV (thermique) tant par le bruit du moteur que par la sensation. On notera que le moteur thermique est évidemment sollicité davantage avec la petite batterie électrique (Action) qu’avec la grande (Boost, Comfort, Sport).

Deux configurations de batteries (technologie LFP « Blade », reconnue pour sa robustesse) sont proposées :

  • Batterie 7,4 kWh (175 ch) : disponible sur la finition Active, elle offre 42 km d’autonomie EV en cycle mixte.
  • Batterie 18,3 kWh (212 ch) : disponible sur Boost, Comfort et Sport, elle permet de parcourir jusqu’à 109 km en 100 % électrique.

Le 0 à 100 km/h est effectué en 8,3 secondes, un chiffre vérifié lors de notre essai, grâce au mode Sport et sa fonction chronomètre (très ludique).

 

 

La Dolphin G DM-i développe plus de chevaux que sa concurrente la Clio 6, mais également plus de couple car nous disposons de 210 Nm.

Avec la grande batterie, l’alliance de l’électrique et du réservoir d’essence de 42 L permet d’afficher jusqu’à 1 040 km d’autonomie cumulée (de quoi faire un Milan-Paris sans ravitailler). C’est la fin du casse-tête des recharges sur les longs trajets : on retrouve la liberté du diesel tout en effectuant ses trajets quotidiens en zéro émission. En cas de panne sèche d’essence, le système conserve toujours au moins 24 % de batterie pour vous permettre de rejoindre la station la plus proche. Ainsi, le véhicule passe automatiquement en mode thermique lorsque la batterie affiche 24% sur la version Active ou un peu moins de 20 km sur la Comfort.

Les temps de recharge de la Dolphin G DM-i sont plutôt intéressants compte tenu de son statut de petite hybride rechargeable :

● Batterie 7,4 kWh : recharge uniquement en courant alternatif (AC), de 15 % à 100 % en un peu moins de 3 heures.

● Batterie 18,3 kWh : accepte la charge rapide en courant continu (DC) pour passer de 10 % à 80 % en 26 minutes. Elle intègre également la fonction V2L (Vehicle-to-Load) pour alimenter des appareils électriques externes.

 

 

 

Au volant

Au quotidien, la citadine propose quatre modes de conduite (Eco, Normal, Sport, Snow).

Notre essai a été réalisé majoritairement en mode Normal, et en mode Sport pour quelques passages dans les beaux cols autour de Marseille.

Pour commencer, nous avons découvert le comportement de cette citadine sur l’autoroute, de quoi se faire une première impression avec certaines aides à la conduite comme le maintien dans la voie, qui est plutôt correct mais nous a quelquefois fait vaciller entre les lignes. Rien d’alarmant, mais un léger manque de précision ! Lors de grandes descentes, il nous manquait par ailleurs la sensation de freinage régénératif, pourtant déjà à son maximum.

En conduite dynamique dans les cols, la Dolphin ne prend pas de roulis, mais son train avant peine parfois à suivre le rythme si on la bouscule, mais ce n’est pas sa vocation première. On regrette en revanche l’absence d’un compte-tours virtuel pour savoir quand le moteur thermique s’enclenche, même si le bruit finit par le trahir.

 

 

 

Une consommation remarquable

Lors de notre test, nous avons vérifié après combien de km le moteur thermique a pris le relais, et les valeurs correspondent à l’autonomie annoncée par la marque, ce qui est un bon point !

 

 

Pour la consommation, celle-ci est uniquement affichée pour les 50 derniers km sur notre tableau de bord et se recalcule donc une fois cette distance parcourue. Avec notre grande batterie, nous avons relevé 2,3L/100 km après avoir réalisé 1 h d’autoroute (soit +/- 50 km en EV). Pour le même test avec la petite batterie, l’autonomie électrique étant moins élevée et le moteur thermique plus sollicité, nous étions aux alentours des 4L/100 km.

Pour afficher la consommation moyenne accumulée depuis la dernière remise à zéro, on se rend directement dans le menu Energie du véhicule, ce qui nous a permis d’afficher 3,9 L pour 350 km sur l’entrée de gamme.

Ces chiffres sont impressionnants, surtout lorsque l’on sait que BYD annonce une consommation WLTP combinée pondérée à 1,4L/100km réalisable dès le second niveau de gamme du véhicule.

 

 

 

Un rapport prix/prestations imbattable:

La marque chinoise frappe fort avec des offres de lancements agressives :

  • Version Active : à partir de 21 990 € (ou 199 €/mois).
  • Version Comfort : à partir de 26 490 € (ou 309 €/mois).
  • Version Sport : sous la barre des 30 000 €.

En prenant du recul, on se rend d’ailleurs compte que la version Sport est proposée à moins de 30 000€, une limite que de nombreux clients ne souhaitent pas dépasser et BYD l’a bien compris ! Au niveau des garanties, BYD s’engage par exemple pour 8 ans ou 150 000km sur le groupe motopropulseur.

Parlons aussi de fiscalité puisque la Dolphin G DM-i est exemptée de malus CO² et poids mais implique des taxes entreprises (sur 3 ans) jusqu’à 2 fois moins chères que certaines de ses concurrentes, un atout intéressant pour les sociétés qui souhaitent équiper leur flotte de ce modèle.

 

 

 

Bilan

Après avoir passé deux jours entre mer et montagne, la Dolphin G DM-i s’avère être une citadine fonctionnelle en toutes circonstances. Disposant de nombreux équipements de série, elle fait une concurrence presque déloyale à nos citadines européennes.

 

Pauline Welker

Pauline Welker

Toujours partante pour rouler, c’est avec le sourire que je prends le volant de tout type de véhicule, qu’ils aient 40 ans ou qu’ils soient à peine sortis. Ma contribution à Kambouis donne ainsi une énergie supplémentaire à ma volonté d’avancer et de partager du contenu automobile !

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