Depuis son lancement en 2017, le Volkswagen T-Roc a été un best-seller pour VW. Plus de 2,2 millions d’exemplaires vendus dans le monde en moins de neuf ans, dont une part très importante en Europe et particulièrement en France où il truste régulièrement le top 3 des ventes Volkswagen.
Pourquoi ce succès ? Une formule gagnante : un look de mini-SUV robuste, des dimensions compactes idéales en ville (4,23 m pour la précédente génération), des finitions variées allant du chic au sportif, et surtout une fiabilité VW rassurante, toujours avec une excellente valeur résiduelle. Il a séduit les familles, les couples, les flottes… un vrai couteau suisse du segment B-SUV. Volkswagen savait donc que la barre était haute pour cette 2ème génération: il faut conserver l’ADN tout en corrigeant les critiques (plastiques durs, ergonomie pas top, insonorisation perfectible).
Direction Lisbonne pour vérifier si le nouveau Volkswagen T-Roc est à la hauteur des attentes ?
Un design de Mini Tiguan plus que réussi
Le nouveau T-Roc 2026 mesure désormais 4,37 m (+12,2 cm), gagne un peu en largeur et en hauteur, et voit son empattement s’allonger de 3 cm. Il vient se positionner entre le Taigo et le Tiguan. Visuellement, Volkswagen a choisi l’évolution plutôt que la rupture. La face avant adopte la nouvelle identité lumineuse de la marque : phares IQ.Light Matrix LED ultra-fins, bande lumineuse horizontale reliant les blocs optiques, calandre plus large et plus musclée.
Les lignes de flanc sont plus tendues, avec des nervures marquées donnant un caractère sportif. Le profil reste très reconnaissable : ligne de toit fuyante, poignées de porte affleurantes sur les versions haut de gamme, passages de roue soulignés. En finition R-Line, jantes jusqu’à 20 pouces, boucliers sculptés, coques de rétros noires brillantes et diffuseur arrière prononcé, il en jette vraiment, surtout dans cette teinte Jaune Canary. Je retrouve réellement les traits du Tiguan (que je trouve très réussi, vous pouvez lire son essai ici), cela donne à ce nouveau T-Roc un côté très statutaire bien plus prononcé que la précédente génération.
À l’arrière, là encore le nouveau style VW prédomine avec un large bandeau reliant les deux feux design 3D et intégrant un logo Volkswagen éclairé du plus bel effet.
Gros progrès à l’intérieur
C’est ici que le bond en avant est le plus spectaculaire. Fini les critiques sur les plastiques durs omniprésents : la planche de bord mélange désormais soft-touch sur la partie supérieure, inserts aluminium brossé ou noir piano soignés, le tout avec des assemblages précis. L’écran central tactile passe à 12,9 pouces de série (jusqu’à 15 pouces en option), le Digital Cockpit Pro (10,25 ou 12,3 pouces) est inclus sur toutes les versions. Volkswagen a corrigé le tir après les boutons haptiques, retour à des molettes et boutons physiques.
Les sièges R-Line sport optionnels offrent un excellent maintien tout en préservant le confort. L’espace arrière progresse nettement grâce à l’empattement rallongé, même pour des grands gabarits.
Le coffre atteint le beau chiffre de 475 litres (+30 L environ), extensible à 1 350 litres banquette rabattue. Ambiance lumineuse LED multicolore, chargeur sans fil, USB-C partout, sono Harman Kardon… l’habitacle flirte en de multiples points avec l’univers premium.
Enfin de l’hybridation
Au lancement, pas de full hybrid ni de PHEV (ils arriveront dans l’année). La principale motorisation reste le 1.5 TSI Evo2 micro-hybride 48V de 150 ch (110 kW) et 250 Nm dès 1 500 tr/min, associé exclusivement à la DSG7 double embrayage. Ce bloc est toujours aussi plaisant : souple à bas régime, vif en montée en régime, assisté par le petit moteur électrique pour les démarrages et les relances.
La désactivation de cylindres (ACT) et la fonction roue libre jusqu’à 130 km/h aident à maîtriser la consommation. En usage réel mixte, on tourne autour de 6,8 l/100 sans faire particulièrement attention, ce qui reste très correct pour un SUV de 1 470 kg. Une version 116 ch existe aussi pour les petits rouleurs, mais le 150 ch offre la meilleure polyvalence. Pour les performances, le 0-100 km/h est abattu en 8,9 s, et la Vmax est de 212 km/h. Il n’y aura aucune boîte manuelle ni de 4 roues motrices pour l’instant.
Sur la route
Le T-Roc reste fidèle à son ADN : la direction est précise et progressive (réglable via les modes de conduite), le châssis rigoureux sans être trop ferme, et le roulis bien contenu. Le confort progresse nettement : il avale mieux les bosses, les raccords d’autoroute et les pavés que l’ancien, même en suspensions sport R-Line avec les plus grandes roues. Le Travel Assist 2.0 (régulateur adaptatif + centrage voie + anticipation des limitations) fonctionne très bien sur autoroute.
L’insonorisation est améliorée et les bruits de roulement contenus : on sent qu’il est prêt pour de longs voyages. En ville, la DSG7 est fluide, le micro-hybrid rend les démarrages imperceptibles et la douceur de la direction ainis que le rayon de braquage court en font un parfait compagnon citadin. Sur nationale, il reste vif sans être sportif à outrance. Le SUV polyvalent par excellence, capable de tout bien faire partout.
Made in Portugal
La présence de ces essais presse dans la région de Lisbonne n’est pas uniquement due à la superbe côte de Cascais et au beau soleil portugais. Ce T-Roc est produit ici, au sein de l’immense usine de Palmela. Nous avons eu le privilège de visiter les chaines de production. C’est assez impressionnant entre les robots omniprésents, les immenses presses, le flux continu de voitures en cours d’assemblage. Je vous invite à voir mes stories instagram ici, j’y ai capté plusieurs scènes de montage de ce T-Roc.
Au final
Ce nouveau T-Roc 1.5 eTSI 150 ch n’est pas une révolution, mais une évolution très réussie. Plus grand, plus spacieux, mieux fini, plus technologique, plus efficient… Volkswagen a corrigé tous les défauts de l’ancien sans trahir ce qui a fait son succès : look sympa, agrément quotidien, fiabilité perçue, valeur résiduelle solide.
Homogène et polyvalent, ce nouveau T-Roc est disponible à partir de 30 000 euros, ma version essayée était affichée à 42 500 euros. Il reste assurément la référence du segment pour ceux qui veulent un SUV compact premium.




















