Essai Cupra Raval : la citadine électrique qui refuse d’être sage !

Essai Cupra Raval : la citadine électrique qui refuse d’être sage !

12 Juin 2026 9 min de lecture Pauline Welker

Qui a dit qu’on ne pouvait pas se balader en ville dans des baquets ? Certainement pas Cupra. Avec la RAVAL, la marque espagnole prouve qu’une citadine électrique peut encore provoquer des émotions. Cette petite bombe urbaine entend bien casser les codes du segment.

Son nom provenant d’un des quartiers les plus festifs de Barcelone, nous attendons de la Raval qu’elle se montre aussi rebelle qu’annoncée. Direction Barcelona pour la juger à domicile !

 

 

Pour son lancement, la marque espagnole propose 4 éditions :

  • Dynamic
  • Dynamic Plus
  • AVNIER
  • VZ Extreme

Cupra met en avant le côté exceptionnel de son nouveau modèle avec l’édition AVNIER, une collaboration entre la marque d’OrelSan et Sébastian Strappazzon produite à 420 exemplaires et exclusive à la France.

 

 

 

UNE IDENTITÉ AFFIRMÉE

Avec ses 1m78 de large, 4m de long et 1m50 de hauteur, pas besoin de penser à autre chose que le plaisir de conduire, vous pourrez aller partout en ville ! Dès le premier regard, la Cupra Raval annonce la couleur. Compacte, originale, et surtout très expressive, elle assume totalement son ADN. Chez Cupra on définit une vision moderne de l’esprit sportif. Les teintes proposées participent largement à cette personnalité décalée : Cupra ose des coloris originaux qui changent du traditionnel gris des centres-villes.

C’est sous le soleil de Barcelone que nous avons donc découvert les teintes Manganèse (vert mat) et Plasma (irisée). Celles-ci font partie des 7 livrées proposées par la marque avec des teintes osées qui renforcent l’identité de cette citadine caractérielle.

 

 

Si vous avez jeté un œil à la Born, la Raval peut s’apparenter à la version bodybuildée de cette dernière. Un physique nervuré avec des lignes marquées sur le capot et le profil, qui permettent de casser les rondeurs que l’on retrouve généralement sur les citadines.

À l’avant, c’est un air de “shark nose” qui se dégage du véhicule avec une calandre imposante, un passage d’air de chaque côté de celle-ci, donnant un côté provocant à la petite dernière de Cupra. On retrouve aussi les feux en 3 triangles caractéristiques de Cupra, un détail qui renforce l’aspect sportif avec des lignes franches.

 

 

Cette Cupra vante ainsi un Cx remarquablement bas (0,27), battant même sa concurrente directe la Renault 5 E-Tech (0,29). Pour son profil, la marque s’est inspirée du design d’un casque automobile, pas évident à deviner, mais cette anecdote prouve encore une fois que cette citadine respire la sportivité. Les poignées de portes affleurantes renforcent l’aérodynamisme et l’esthétique minimaliste.

 

 

Au niveau de l’aile arrière, on voit que le feu a été “pincé”, de quoi affiner et affirmer le côté agressif. On retrouve d’ailleurs sur le bandeau lumineux de nombreux de petits triangles qui rappellent la signature lumineuse à l’avant.

Côté jantes, nous avons le choix entre 8 designs et 3 tailles différentes allant du 17 au 19 pouces selon la finition du modèle. Notre version d’essai était chaussée en 19 pouces, de quoi avoir un meilleur feeling avec les routes sinueuses des montagnes ibériques et apprécier au maximum notre mise à l’épreuve.

 

 

 

AMBIANCE À BORD

La Raval ne se contente pas d’être une citadine électrique de plus. Elle veut créer une expérience et cela passe notamment par un habitacle particulièrement réussi.
Lorsqu’on ouvre la porte de la Raval, on a presque l’impression de pouvoir jouer à un jeu vidéo mais pour de vrai. On découvre une ambiance futuriste tant par les couleurs et motifs proposés sur les sièges, les éclairages d’ambiance, ou la console centrale suspendue.

 

 

Les sièges baquets contribuent à cette atmosphère et sont par ailleurs de série sur plusieurs finitions. La pièce maîtresse de cet habitacle ? C’est donc sans hésitation, les sièges. Si vous pensez que cette bombinette a fait l’impasse sur le confort en adoptant des sièges baquets, vous vous trompez. Les sièges baquets sont là pour le maintien lors d’une utilisation dynamique du véhicule, mais n’en sont pas moins confortables. C’est sur plusieurs heures que nous avons pu rouler la Raval et tant derrière le volant que côté passager, aucune gêne ne s’est fait ressentir, bien au contraire. Encore une fois, Cupra a réussi à trouver le bon compromis.

 

 

Équipée d’un Virtual Cockpit de 10.25″ et un écran central de 12.9”, la Cupra Raval intègre un nouveau système d’infodivertissement, basé sur Android, qui mérite également une mention positive. Fluide, rapide et intuitif, il évite les lenteurs agaçantes que l’on retrouve encore trop souvent chez certains concurrents. L’accès aux différents menus et informations du véhicule permet le contrôle et la personnalisation du véhicule de façon intuitive et agréable. Un léger bémol pour la navigation qui, elle, manque peut-être un peu de précision et de réactivité.

Disposant de 4 prises USB-C de 90W et un chargeur à induction de 15W placé dans la console centrale, la recharge de vos appareils se fera sans grande contrainte. Vous pourrez de plus profiter d’une connexion sans fil à Apple CarPlay ou Android Auto.

 

 

Identifiée comme citadine, la Raval ne se refuse pourtant pas un volume de coffre généreux de 441L et 1 240L une fois la banquette rabattue. De quoi confirmer son potentiel polyvalent. On peut partir faire ses courses en roulant comme un grand enfant, et rentrer le coffre plein raisonnablement. En parlant de banquette, l’assise est agréable, la distance pour les genoux raisonnable malgré la courbure des baquets, le toit suffisamment haut pour ne pas se sentir étouffé, des détails qui, depuis mes 1,75 m sont importants !

 

 

 

MOTORISATION / RECHARGE

La Raval propose deux puissances grâce à sa batterie de 52kWh : un moteur de 211ch pour une autonomie moyenne de 429km en cycle mixte tandis que le moteur de 226ch assurera en moyenne 409km (finition Endurance et VZ). Si vous optez pour la plus petite batterie de 37kWh, un moteur de 116ch et 135ch sont disponibles et offrent environ 300km d’autonomie (finition Raval et Plus). Côté performances, la bombinette espagnole offre 290nm de couple pour un 0 à 100 effectué en 6.8 sec avec la finition haut de gamme.

 

 

Concernant la recharge, celle-ci se fera en 5h30 en AC (11kW), et en 24min de 10% à 80% en DC (105kW). Cette utilisation urbaine couplée à la sportivité rend ce modèle polyvalent et présente une cohérence globale : facilité d’utilisation, technologie, nervosité.

 

 

 

AUX COMMANDES

En ville, la Raval est comme un poisson dans l’eau. Elle se manie à la perfection et remplit tout à fait son rôle de citadine. La fonction des palettes au volant a ici été détournée afin de correspondre à l’électrification du modèle, nous pourrons ainsi choisir le niveau de régénération de freinage. Sur le volant on ne trouve pas que les boutons utiles aux aides à la conduite, on trouve surtout le bouton “Cupra” situé à droite. Celui-ci permet l’activation du mode sport et vient transformer la petite urbaine en jouet grandeur nature. Ce mode est accompagné d’un faux bruit, qui pour notre part rappelle malheureusement plus le son d’un OVNI que d’un véhicule automobile.

 

 

La direction à démultiplication variable augmente la précision et donc la satisfaction de conduite. On a de bonnes reprises, un train avant incisif, ce sont de réelles sensations que nous procure cette voiture rebelle. On profite également des suspensions pilotées (DCC) avec jusqu’à 15 niveaux de réglage, ce qui vient renforcer l’efficacité de la citadine en conduite sportive. Un abaissement du châssis de 15mm par rapport à la plateforme et un ESC Sport font de la Raval une citadine sportive avec laquelle on n’a pas peur de s’amuser ! C’est finalement un esprit Hot Hatch qui se dégage de la Raval, qui partage sa plateforme MEB+ avec la future ID. Polo de Volkswagen et la Epiq de chez Skoda.

 

 

Pour ce qui en est du freinage, la Raval est équipée de disques ventilés à l’avant et de disques pleins à l’arrière. C’est la première Cupra à être équipée d’un système de freinage électronique “one box”, ce qui apporte une sensation de pédale plus constante et une meilleure intégration du freinage régénératif. La tranquillité de conduite est aussi au rendez-vous puisque l’insonorisation a été soignée par la marque, de quoi apprécier les trajets en ville parfois bruyants.

Sur notre version d’essai, la VZ aura consommé environ 15kWh pour une utilisation urbaine et périphérique, tandis qu’en montagne avec une conduite sportive celle-ci affichait 22kWh. Des valeurs atteintes sans avoir les yeux rivés sur le compteur, car c’est ce que l’on souhaiterait tous faire : consommer sans compter. Cupra tient ainsi les consommations annoncées, ce qui est un très bon point !

 

 

BILAN

La Cupra Raval d’entrée de gamme est proposée à partir de 36 100 € en finition Endurance et atteint les 42 000€ pour notre version d’essai la VZ Extreme, représentant le haut de la gamme. Parmi les options, on retrouve par exemple les Matrix LED (895 €), le toit panoramique (650 €) et le pack Hiver avec pompe à chaleur et sièges chauffants (1 250 €). Les teintes mates, elles, culminent à 1 800 €. Une version Business à 36 555 € est également proposée pour les flottes professionnelles. Pour découvrir les différents niveaux d’équipement et les configurations disponibles, il reste intéressant de consulter directement le site officiel de Cupra, tant les possibilités de personnalisation jouent un rôle important dans l’identité du modèle.

La Raval ne se résume pas à une fiche technique convaincante, elle réussit finalement là où beaucoup de citadines électriques peinent encore à convaincre : elle a une âme. Cupra prouve ainsi que l’avenir de la citadine sportive n’est pas mort, il a juste changé d’énergie.

 

Pauline Welker

Pauline Welker

Toujours partante pour rouler, c’est avec le sourire que je prends le volant de tout type de véhicule, qu’ils aient 40 ans ou qu’ils soient à peine sortis. Ma contribution à Kambouis donne ainsi une énergie supplémentaire à ma volonté d’avancer et de partager du contenu automobile !

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