Essai Citroën Ami Buggy : L’ovni qui fait sourire

Essai Citroën Ami Buggy : L’ovni qui fait sourire

06 Mai 2026 3 min de lecture Loïc Pontani

Un objet roulant pas comme les autres

pour la première fois sur ce site, je m’aventure au-delà des voitures traditionnelles. Non, pas de motos ni de vélos, mais aujourd’hui, je teste la Citroën Ami. Et puisque je sors des sentiers battus, autant le faire en grand en essayant la version Buggy, la déclinaison la plus improbable de ce quadricycle électrique de la marque aux chevrons.

 

 

La star des lycées

Si vous êtes passés devant un lycée ces quatre dernières années, vous avez forcément remarqué la Citroën Ami. Malgré un design qui a fait couler beaucoup d’encre, l’Ami a rapidement conquis les adolescents, ravis de pouvoir la conduire dès 14 ans. Leurs parents, quant à eux, sont rassurés de voir leur enfant en sécurité dans un habitacle fermé plutôt que sur un scooter.

 

 

Mais, des quadricycles à moteur, ce n’est pas nouveau. Alors comment expliquer le succès de l’Ami ? Est-ce grâce au réseau de distribution de Citroën, qui attire plus facilement la clientèle que des marques comme Aixam ? Ou peut-être est-ce son moteur électrique, qui offre un coût d’utilisation extrêmement bas ?

 

 

Ajoutez à cela un tarif attractif et un accès bien plus pratique pour le passager que dans le Renault Twizy, et vous obtenez la recette du succès.

 

 

Une idée pour le moins improbable

Citroën a même décidé d’aller plus loin en créant une version Buggy. Cette déclinaison propose un toit ouvrant et supprime les portes. Sur le papier, l’idée paraît franchement étrange. Finalement, retirer les portes d’un véhicule déjà minimaliste semble relever davantage du gadget marketing que d’une véritable amélioration. Et pourtant…

 

 

Au volant, une surprise

Au volant de cette étonnante Ami Buggy, près du Touquet, je dois admettre que conduire cet objet roulant procure un réel plaisir.

 

 

Comment expliquer qu’un véhicule qui ressemble plus à une boîte en plastique qu’à une véritable automobile puisse être plaisant à conduire ? Ce n’est certainement pas ses performances — avec 45 km/h en vitesse maximale, comme l’impose la réglementation des quadricycles légers.
Non, le secret est ailleurs.

 

Le plaisir simple

Ce qui rend l’Ami Buggy amusante, c’est cette sensation d’être au contact direct du monde extérieur, sans la barrière des portes et des fenêtres. On retrouve un plaisir assez proche de celui que l’on ressent en roulant en scooter : l’air, les odeurs, les bruits de la ville, tout vous parvient sans filtre.

 

 

Ensuite, il y a cette facilité presque insolente à se garer n’importe où, à se faufiler partout, à transformer la ville en terrain de jeu. Finalement, c’est peut-être ça, le secret de l’Ami Buggy : ce n’est pas réellement une voiture, c’est une expérience !

 

 

Alors, on achète ?

Malheureusement, cette expérience a un prix. Et à 9 590 €, il faut ajouter 1 400 € au tarif de l’Ami de base pour s’offrir cette Buggy. Dès lors, on peut se dire qu’on en verra beaucoup moins devant les lycées.

 

 

Citroën cherche ici à élargir sa clientèle pour faire de l’Ami Buggy la voiture idéale pour sa résidence secondaire, de là à penser que le choix du Touquet n’était pas un hasard…

 

 

Car oui, cet intérieur entièrement en plastique résistera parfaitement à la vie, parfois rude, d’une voiture de bord de mer. Pour cet usage les 75 km d’autonomie ne poseront jamais problème, pas plus que les quatre heures nécessaires à une recharge complète.

 

 

Les enfants seront ravis d’aller à la plage avec. Les parents n’hésiteront pas à l’emprunter pour aller chercher le pain. C’est sans doute ça « l’Ami Life » dont parle Citroën.

 

Loïc Pontani

Loïc Pontani

Quand Stéphane m’a proposé de lui donner un coup de main pour Kambouis, j’ai accepté sans l’ombre d’une hésitation. En effet, je cherchais quelqu’un qui partage ma vision, cherchant à évoquer le côté émotionnel de l’automobile plutôt que de comparer des fiches techniques ou décortiquer des temps au tour. Cela ne m’empêche pas d’avoir une passion pour toutes les automobiles sportives, mais en essayant de conserver un esprit gentleman driver que j’essaierai de vous faire partager.

Dans la même catégorie

Auto

Essai BYD Sealion 5 DM-i : Retour en terrain connu !

Après une berline qui m’avait intrigué sans totalement me convaincre, BYD revient avec un SUV. Et dans un marché saturé de propositions interchangeables, la question est simple : le Sealion 5 a-t-il autre chose à…

Auto

Découverte de la Cupra Raval : la baby Cupra

Après le restylage de la Born présentée il y a peu, Cupra continue d’étoffer sa gamme électrifiée avec un tout nouveau modèle : la Raval. Celle-ci tient son nom du quartier le plus créatif de…